A propos…

  • Artiste plasticienne française, vit et travaille à Marseille.

  • Formation à la photographie (Carlo Werner) et aux arts graphiques à Paris (SNMI),
    Licence de lettres (Nanterre).

  • Développe une pratique centrée sur l’encre et l'expérience du temps depuis plusieurs années, articulée autour de séries qui dialoguent entre elles.

  • Intéressée par les liens entre écriture, geste et structure, elle conçoit ses œuvres comme
    des assemblages fractals où se croisent rigueur et accident, densité et lumière.


Le travail d’Elisabeth Celle qu'elle rassemble sous le nom d'Effeuille temps s’inscrit dans une recherche picturale où l’encre dialogue avec le papier dans une exploration à la fois intime et architecturale. Par le geste, la découpe et l’assemblage, elle développe un langage plastique singulier, oscillant entre calligraphie, paysage intérieur et cartographie sensible.

Ses séries – Reliance/Résilience, Modulations silencieuses, Tissulaire,Fibres d’encre, Empreintes – constituent des variations d’un même souffle : celui de la ligne continue, de la répétition du geste et du tissage des formes. Chaque œuvre naît d’un protocole rigoureux (encres pigmentaires ou encre de Chine sur papier coton ou de riz), mais s’ouvre à l’imprévisible : l’accident de la matière, la densité du noir, la vibration du blanc.

L’artiste travaille par strates et par réseaux : traits qui se ramifient comme des fibres, découpes qui créent des respirations, collages qui recomposent l’espace. Ses compositions révèlent des structures fractales où se croisent le micro et le macro, le végétal et le minéral, l’organique et l’architectural.

Au cœur de cette démarche se tient une réflexion sur la reliance : comment chaque fragment – chaque trace d’encre, chaque morceau de papier – participe à une totalité mouvante. Reliance au vivant, aux rythmes du corps, à la mémoire des paysages et des écritures. Reliance aussi entre rigueur et accident, silence et résonance. Reliance entre les formes, entre les gestes, entre l’œuvre et le regardeur. Reliance comme force de résilience, où chaque fragment arraché, chaque découpe et chaque collage témoignent d’une recomposition possible du monde.

Dans ses œuvres, l’œil oscille entre lecture et écoute, entre écriture secrète et partition sonore. Elles invitent à une immersion contemplative, à la fois méditative et vibratoire, où le spectateur est convié à percevoir le temps inscrit dans la répétition du geste et la fragilité du papier.