1, 2, 3 Portez !

Partie extrême du corps essentielle à la verticalité, au déplacement,

à l'équilibre, à l'amortissement, le pied atteste par sa structure spécifique notre humanité.

 

Il s'est retrouvé au fil du temps « contraint » de s'ajuster à

la chaussure, un objet manufacturé souvent en série qui se charge

de le civiliser. Nu, il dit désormais aussi une forme d'animalité

et de fragilité avec une dimension comique et intime qui le cantonne souvent loin des regards.

Le pied s'expose peu et la plupart du temps sous enveloppe.

Dans son histoire avec cette enveloppe, le pied cherche à s'étaler, gagner du terrain, la chaussure s'assouplit ; avec le temps,

elle s'avachit, perd de sa rigidité.

La chaussure portée porte les traces du vivant et se charge alors d'humanité. Imprégnée par la répétition, elle devient mémoire

du pied et de sa mobilité.

​Le vivant l'habite, lui donne une identité, une intensité.
On ne trouve pas « chaussure à son pied », c'est la chaussure

au final qui se plie et s'adapte ; de moule, elle devient moulée. D'objet froid, elle devient touchante et expressive parce

qu'au service du vivant. Elle nous raconte des postures, des déplacements, des transferts de poids, des vitesses, des volumes, bref, l'humble danse quotidienne du pied.

Ce travail comportera 9 séries de 12 triptyques donnant ainsi

« la parole » à 108 pieds et leurs chaussures préférées.

 

2012

Série 1 : elisabeth, suzanna, ridha, martha, fernando, marina, isabella, matthieu, maya,  jacques, isabelle, rosalind​

e l i s a b e t h    c e l l e 

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